lundi 21 novembre 2016

Birka III. Die Textilfunde aus den Gräbern. GeijerVon Agnes PDF gratuit

Birka III. Die Textilfunde aus den Gräbern. GeijerVon Agnes. 11½ × 8½. Pp. 191. Kgl. Vitterhets Historie och Antikvitets Akademien. Uppsala: Almqvist und Wiksell. 1938.

 

Ceci est un des textes le plus souvent cité concernant les galons viking. Un livre très difficile à trouver mais voilà, à force de chercher et malgré ma méconnaissance de la langue je l'ai trouvé en PDF gratuit.
Il y a à la fin du livre les photos des pièces de fouilles bien plus interessantes du coup que les shéma que l'on trouve partout.

 Il y a d'autres livres en téléchargement sur ce site il serais plus sympathique de faire un petit détour par là que de cliquer directement dur le lien ci dessus et peut-être que d'autres de ces livres vous interresseront.

Alors profitez :http://historiska.se/birka/digitala-resurser/litteratur/digitaliserad-litteratur/

dimanche 18 septembre 2016

Brève : encours de tissage, tombée du métier

Après quelques heures de tissage, mon tissu est tombé du métier.
A tradition est de boire un coup et d'inviter les voisins à chaque tombée de métier. Mais ça ca se fait quand on tisse de très grandes longueurs qui prennent des mois et pas moins d'une semaine.

On pourrais croire que j'ai fini. Mais non.
Il faut encore que je stabilise les bordures (edges) et que je finisse à l'eau. C'est un genre de lavage mais c'est le premier. Il faut donc que ce soit à la fois plus doux et plus fort qu'un lavage normal afin de mettre les fils en place, effacer les "marques" de peigne.

Rendez vous une fois fini.


mardi 13 septembre 2016

Brève : encours de tissage, remettage

Brève : encours de tissage, remettage

En cours sur mon julia de glimakra, 536 fils à rentrer dans 536 lisses texsolv.

Les lisses texsolv sont des lisses synthétiques qui du coup sont beaucoup moins bruyantes que des lisses metalliques. Et on peu les acheter la centaine pour moins de 15euros.
Un jour je realiserai des lisses en fils, j'ai plusieurs techniques en tête certaines pus longues que d'autres.

Entre l'ourdissage et le remettage il y a le pliage, l'action d'enrouler les fils sur l'ensouple arrière. Je n'ai pas eu de difficultés particulières à le faire mais c'est au tissage que l'on verra si il a bien été fait


samedi 10 septembre 2016

Breve : En cours de tissage - ourdissage

Ourdissage sur mon ourdissoir que j'ai monté temporairement au dos du métier à  tisser, hauteur parfaite pour ourdir et vive les élastiques.
536 fils de lin


jeudi 11 août 2016

Cotte d'allaitement, de servante ou de nourrice XIIIe.

Non il n'y a pas d'erreur la longueur de la cotte est bien de 1m70 alors que je mesure 1m75.
La partie non cousue est sous le bras et non devant.
Le bouton sur l'épaule la date deuxième moitié du XIIIe. Le même patron avec un amigaut simple pourra être utilisée sur une periode plus large.


Bientôt un article sur la façon de la porter.

Des photos par ici
La chemise pour allaiter par là

mercredi 10 août 2016

Chemise d'allaitement



J'ai réalisé cette chemise à mes debuts dans la reconstitution afin de me prouver mes hypothèses.
Mes deux grossesses m'ont permis de la tester et de la faire évoluer  (peu).

Taille:
Je vous donne mon patron exact qui conviendra pour un tour de poitrine pendant grossesse de moins de 100 et une taille de moins de 1m75.

Matière :
Lin, chanvre, ortie.
Coupon de 2m55 par 1m05

Caracteristique:
Cette chemise ne touche pas le sol mais est suffisement longue pour vous protéger des regards et ample pour marcher. Elle ne vous genera pas dans vos deplacement et sa petite ampleur permet de ne pas l'attraper lorsqu'on remonte sa cotte.
Sa découpe très particulière est basée sur des chemises debut XXem, sur le cut of clothes et woven into the earth et ses fausses coutures.
Vois pouvez realiser une fausse couture en symetrie de la vraie. Je ne l'ai pas fait.


Epoque :
Cette chemise correspond à une periode allant du Xe (a partir du moment où on est plus en pieces droite forme T) au XXem avec des aménagements et en sachant qu'il ne faut pas la coupler avec une robe lacée devant à moins de rajouter un tassel. Il faudra adapter le décolleté au XIVem et XVem.

Elle fonctionne particulièrement bien pour le XIIIe et le viking.
Je l'ai créé pour du viking et porté surtout en XIIIem.

Le plus important: l'amigaut
Je vous conseille couper l'amigaut jusque juste sous la poitrine et ensuite de finaliser une fois l'allaitement mis en place et la montée de lait faite.
Il faut savoir que la chemise fonctionne idealement sans soutien gorge. Mais je comprends le besoin de celui ci et celà fonctionne aussi avec un soutien moderne mais l'ouverture sera à faire un peu plus grande car les seins seront moins "mobiles".

Remarque:
On pourra utiliser un coupon de 1m45 par 2m10 plié dans l'autre sens. La bande restant pourra être ourlée et utilisée en bande de soutien pour la poitrine avant et après l'allaitement.

Remarque 2:
Une fois l'allaitement fini il est possible de refermer l'amigaut. Pensez a ne pas le fermer trop vigoureusement si vous souhaitez d'autres enfants elle pourrais resservir.

A venir: la cotte d'allaitement XIIIe.


De la longueur et de l'ampleur des robes

Suite au conseil de Marthe sur un commentaire Facebook, je vais essayer de dévelloper un peu.

Pour commencer un peu de détail sur moi. Il y a quelques années je suis tombée dans le folk (danse) et le médiéval à peu près en même temps j'étais alors étudiante en art et j'ai passé 4 ans en jupe longue sans porter de pantalons, j'ai continué mes études dans le bâtiment, tout en continuant à porter des jupes (longues voir tres longues) sur les chantiers. Et si aujourd'hui je suis maman au foyer pour encore quelques mois avec enfants en bas age et que je reporte des pantalons, les jupes longues continuent à faire partie de ma garde robe. 
Dans le cadre de la reconstitution la question quotidienne de la jupe m'a sensibilisée à la façon de vivre la robe médiévale son ampleur et sa longueur mais aussi les périodes plus tardives.

La création de cet article est dû aussi à un raz le bol devant des personnes souhaitant faire de l'historique et ayant comme argument sur le fait que leurs jupes soit trop courtes :
"c'est pas pratique"
"mais tu ne comprends pas, nous on danse"
"quand on fait la cuisine il faut quelque chose de pratique"
"les paysannes allaient au champs elle n'étaient pas bête, ce n'est pas pratique" 
etc etc
et toujours le "mais elles n'étaient pas con"

Ce ne sont pas de BONS arguments


  Pour moi l'archéologie expérimentale n'est pas modifier les sources pour s'adapter à l'environnement en pensant que la source est fausse, mais reconsrtuire et retrouver les gestes ensuite. Et pour celà il faut compulser, compulser et compulser les sources, regarder aussi les cultures autour de nous (vive youtube) et vivre avec son costume (ou objet!).

Pour donner un exemple parlant justement au niveau des jupes. Porter un costume de geisha, c'est une façon de marcher, c'est une façon de s'asseoir, c'est une façon de bouger... un façon de faire qui s'apprend et qui nécessite certains muscles. Il est impossible de bouger à notre manière européenne dedans. Alors quoi faire? Apprendre ces technique ou élargir et donner de l'ampleur au bas de la robe? chacun fera son choix, mais on ne dira pas qu'il y a une erreur dans le costume parce qu'on arrive pas à bouger dedans.
Et de même si une geisha sert le thé, elle ne fait pas la cuisine (il me semble) alors si vous voulez faire la cuisine ne faites pas un costume de geisha.


Voici mon commentaire  :



  Ces méthodes différent beaucoup selon les époques. Par exemple au XIVe il y a une sorte de blousage façon serviette de bain qui n'a pas besoin de ceinture et qui est très pratique pour les surcots. Pour le XVe il y a le boudin blousé, l'avant de la robe remonté dans la ceinture...
Plutot que de se dire, ça ne va pas être pratique je fais plus court, c'est une représentation fantasmée, peut-être faut-il faire les longueurs et ampleurs et trouver les solutions. .
Dans le cas d'une robe hyper longue avec des choses plein les mains, la façon de marcher est un glissé de la pointe du pied, et pour monter les escalier il faut taper avec le pied. c'est aussi une façon de disposer les plis dans la ceinture. ou de tenir la robe avec le coude. Concernant les travaux aux champs j'ai dans la tête cette demoiselle sur youtube, en jupe, qui roule sa jupe avant de commencer, plie les genoux, et fauche un champ complet. Alors oui quand il y a de la boue et de l'herbe mouillée je blouse ma robe. Oui quand je monte une échelle je remonte ma robe dans ma ceinture, oui quand je vais en cueillette je remonte ma jupe en 2 points minimum de façon a bricoler un poche pour la remplir, oui quand il pleut et que j'ai suffisamment de couche j'utilise la dernière pour me proteger la tête.
Pour moi l'archéologie expérimentale n'est pas modifier les sources pour s'adapter à l'environnement en pensant que la source est fausse, mais faire la source et retrouver les gestes ensuite.
Je suis tout autant d'accord qu'il y a encore 50 ans dans les campagnes les femmes avaient aussi des jupes, mais plus courtes et une autre façon de faire. pratique ou non. mais combien d'épaisseurs? quel temps? ma grand mère me parle de minimum 4 jupons plus la jupe, ce n'est pas l'unique chemise pour travailler aux champs en plein été d'une femme au XIIIe, qui remet sa robe ensuite, ce n'est pas la robe unique remontée dans la ceinture avec la chemise dessous suffisamment courte que l'on vois dans les riches heures, ce n'est pas non plus la jupe sans jupon qu'on ose pas remonter de peur de montrer sa culotte d'aujourd'hui.

Dans ce commentaire, j'oubliai de citer les accessoires qui aident
les petits bidules dont on  ignore la forme et le nom au bas des robes XIVem quand ces dames sortent à l’extérieur, le troussoir sorte d'épingle à  trois branches fin XVem puis XVIe et le saute ruisseau plus tardif (j'adore les saute ruisseau!).


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lundi 9 mai 2016

Touret tissé

Sur facebook il y a quelque temps j'avais posté  cette photo en vous demandant ce que ca allais donner...

Et bien voici le resultat.


Un touret. C'est le premier d'une serie d'essais que je compte réaliser.

J'ai un bon nombre de tests en tête.

Et c'est en voyant la barbette que belle maman a eu envie de bandes pours ses articulations...


Une bande de toile toute simple.


mardi 19 avril 2016

Métier à tisser Julia de Glimakra

Je me suis fait un grand plaisir en achetant enfin le métier à tisser de mes rêves (pas de mes fantasmes soyons raisonnable).
Ce métier à tisser est le Julia de Glimakra.

Le choix

Avant d'investir, j'ai fait beaucoup de recherches sur les métiers en vente neuf actuellement et il n'y a pas beaucoup d'avis finalement. Je vais donc faire mon petit "retour".

Tout d'abord, je cherchais un métier à tisser 8 cadres car avec mon 4 cadre initiation de Leclerc, j'étais un peu frustrée.
En restant sur les premiers prix pour des métiers à pédales, on a une grosse fourchette de 2000 à 3500€

Ensuite il y a le méta, un métier de table transformable en métier à pédales pour un budget d'environs 1500€, fabriqué à la demande en Belgique et extensible à 16 cadres. mais avec 8 pédales seulement.
Il semble avoir beaucoup beaucoup d'avantages dont celui pas des moindres de pouvoir acheter d'abord la version "de table" à 800€ avant de rajouter les pédales.
Il fait 68cm au peigne.

Il y a aussi un métier de table ashford mais les pieds à pédales ne montent que jusqu'à 4 pédales.

Enfin il y a le Julia de Glimakra qui viens en premier prix avec deux cadres à moins de 900€ et qui est extensible jusqu'à 8 cadres.

Mon coeur a beaucoup balancé entre le méta et le Julia;
Au départ j'aurais voulu un "Idéal" de glimakra en version 70cm mais il ne se fait plus. La différence est que le Idéal est quasi tout bois.

Le méta c'est le top de la technologie du tissage actuel sur une version économique et peu encombrante.
Le idéal c'est le traditionnel qui a fait ses preuves depuis le moyen age.
Le Julia c'est le Idéal en version éco, avec des vis à la place des tenons mortaises et des barres métal en guise d'ensouples.

Mais je fais de la reconstitution! Donc mon choix au final étais tout tracé!

La commande.

J'ai commandé le métier à tisser chez Alysse Création
http://alysse-creations.info/metier-a-tisser-julia.html
Sandrine a été un vrai coeur de répondre à toutes mes questions même les plus bêtes pour m'aider à faire mon choix.
Une fois la commande passée, même si le délai annoncé est de 4 semaines, le métier est arrivé chez moi en 2 semaines et demi.
J'ai choisi de prendre le 4 cadre 4 marches contrebalancé à un peu plus de 1000€ car d'une part je n'avais pas le budget pour un 8 cadre et d'autre part car je peux commander l'extension quand je voudrais.
Enfin le 4 cadre est contrebalancé avec des bricoteaux, ce qui est la technique médiévale, le 8 cadre est à contremarches et là on est plus au moyen age, je dirais XVIIIe mais sans en être sûre.

Le montage

Le métier arrive dans deux paquets assez peu encombrants et il est entièrement en pièces.
Le montage de la structure ne m'a pas pris plus d'une heure en y allant tranquillement.
La suite dépend de ce qu'on souhaite faire

Dedans il y a un CD, une notice de montage et une notice pour commencer son premier tissage.

 Le CD vous pourrez retrouver la version russe sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=Wr4nkwbrYAM

Et la notice donne une technique de montage que je n'avais encore rencontré que sur des metiers à peigne envergeur et qui fait gagner un peu de temps je trouve. Je l'expliquerai un jour où j'aurais la place et le temps de faire des photos en même temps.

Avis

Je suis très très heureuse de ce métier. Il est peu encombrant, confortable, silencieux.


Je le conseille en version 2 cadres pour un débutant, en version 4 cadres en suivant les instructions du CD donc uniquement pour des armures équilibrées. Par contre je déconseille grandement aux débutants de tester le 4 cadres contrebalancé sur des armures non équilibrées et qui donc nécessitent les bricoteaux. Il vaux mieux se faire la main sur des armures simples.

Je l'adore!


Des photos... bientôt

mardi 29 mars 2016

Chausses : méthode empirique

Je reprend l'article posté initialement sur mon blog overblog

Cette méthode peut servir autant pour une chausse masculine que pour une chausse feminine, la différence entre les deux étant la longueur et l'attache!


1) Prendre un vieux bout de tissus qui servira de toile.

2) Dessiner l'empreinte du pied et découper en laissant une marge de couture

3) Prendre un rectangle de tissus dont tu t'envelloperas la jambe pour un homme, jusqu'au dssus du genoux pour une femme.
Découper au milieu d'un coté de la largeur un tout petit arc de cercle qui permette d'installer le tissu autour de la jambe en le faisant toucher le sol de chaque coté du pied et qu'il suive la courbure du devant du pied (je suis claire?)

4)Épingler près du corps l'arrière de la jambe puis mettre un coup de feutre de chaque coté pour savoir ensuite où coudre!

5) Mesurer avec un m de couturière ou un bout de ficèle sinon le tour du coup de pied entre là ou le pied plie et le bout du talon (en gros c'est là que c'est le plus large et c'est là qu'il faut que ca passe).  

6) retirer les épingles et étaler le tissus sur lequel redessiner là où c'est le moins large en prenant la mesure prise au 5

7) tu couds et tu coupes (sans oublier les marges de coutures

8) tu poses un carré de tissus sur le dessus pied et tu dessines le contour

9) on a donc trois pièce : la semelle, la jambe et le dessus du pied

10) Coudre à trés grand points, essayer, ajuster si besoin couper à 1cm des coutures

découdre et hop!!! voici un patron pour tes chausses!!!!!

ne pas oublier pour couper dans le tissu final de le mettre dans le biais.
Ainsi il peu être possible de resserer la cheville selon l'elasticité du biais du tissu.

Il est aussi possible de le faire directement dans le tissu en commençant par la jambe dans le biais puis dans les chutes les dessus de pied dans le biais et le semelle comme il est possible de les placer.



vendredi 19 février 2016

Filet au long court

Des filets à mailles fines, j'en réalise régulièrement. Celui ci je l'ai commencé pendant un marché de Pontoise il y a deux ans et j'ai travaillé dessus par petites périodes.


Je suis très contente de l'avoir fini. 


Inspiré d'un filet XIVe que j'aime beaucoup conservé à Dusseldorf au Kunstmuseum. L'original fait 33 cm de diamètre et ses mailles sont très petites. 

(image reprise sur photobucket, j'ai aussi le livre dont l'image est tirée mais il n'y a pas plus d'information, cependant elle est de meilleure qualité pour réaliser le décryptage)




J'en ai déjà fait une interprétation plus proche dans les couleurs mais je souhaitais me rapprocher cette fois de la taille des mailles. Le prochain sera le bon :D


Nous nous contenterons une fois encore d'une simple inspiration. 

Par contre le jour où mes mailles auront la bonne taille, je me remettrais aux broderies. (il va falloir que je trouve une utilité à mes précédents petits blasons qui sont trop grands)


Matériaux : 100% soie, cordonnet de paris 

Temps de réalisation : je l'ignore mais entre vingt et trente heures ne me semble pas invraisemblable.