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vendredi 27 janvier 2017

Manuel du bonnetier et du fabricant de bas.

Mes derniers posts sur le tricot ont une vocations que certains auront peut-être déjà reconnu, je souhaite me faire des "bas" XVIIIe.

En ce sens celà fait un moment que je fais des recherches sur les bas existants et comment les faire.
Et je me suis lancée.
Là dessus j'ai eu beaucoup de probleme car les quelques personnes qui en ont réalisé et partagé leurs aventures sur la toile n'ont pas réalisé ceux que je souhaites faire : les chaussettes à gousset contrasté.

Et ce gousset... ce gousset... grrr

Et puis à force de test je suis enfin arrivée à ce qui me semblais convenir.

Et comme toujours, à peine deux jours après je tombe sur ... le manuel du bonnetier de 1830.

Je le parcours en diagonale ne comprenant pas grand chose à tous ces termes techniques et j'arrive à la fabrication des bas de soie... tiens donc? Aurai-je trouvé le graal?
Et bien oui.
Il est très bien expliqué (pour qui fera l'effort) comment les faire. Et la technique n'a pas changé, seul la largeur a diminué mais on a la taille de l'ancienne façon "autrefois cette largeur était de trente ligne, aujourd'hui on en fait encore de 10 ou 12 lignes".

Et aujourd'hui c'est ce manuel que je souhaite partager avec vous :





Un petit article sur le metier de bonnetier par ici :
http://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2013-1-page-107.htm

mercredi 18 janvier 2017

La machine à tricoter

Mais que viens faire une machine à tricoter sur un blog tourné essentielement sur de la reconstitution historique? Encore une exception? Etttt non!
La machine à tricoter EST historique, du moins son principe et son usage et ceci à partir de 1589.
Oui c'est aussi vieux que ça.



La machine à tricoter a été inventée par  William Lee of Calverton à coté de Nottingham en 1589. Il a commencé a l'utiliser mais la reine puis le roi d'angleterre ont refusé de l'aider.
Il a voyagé jusqu'en france où le roi henri IV lui a donné patente et lui a fourni de l'aide. Il s'est installé à Rouen vers 1598 avec ses machines qui pouvais dès lors tricoter la soie et a monté une entreprise florissante. Il est décédé à paris en 1614 mais la machine étais lancée.

en france le tricot machine reviens dans les années 1670
en allemagne la patente date de 1769

La machine à tricoter les bas (frame stocking) tricote à plat. Les chaussettes sont donc toujours sur le modèle des chaussettes en tissus avec plusieurs pièces et des coutures mais sont bien plus ajustées puisque élastiques.

Le travail à la machine est essentiellement un travail "à domicile" et familial. L'homme tricote car il faut de la force pour utiliser la machine, la femme et les enfant cousent et préparent les bobines de fil.

On trouvera au XIXem siècle et au début du XXe des chaussettes sur le même modèle que les chaussettes XVIIe mais soit que le tricot machine ai évolué soit que ce soient des chaussettes réalisées à la main, les coutures (surtout celle de l'arrière) peuvent et son souvent factices sur cette periode.

Cependant les "bas coutures" continuent d'être fabriqués avec certes des évolutions au niveau du patron.

Un très bon article sur le côté français de la chose :
  http://www.bmlisieux.com/normandie/dubosc31.htm


gravure de 1750

Et pour vous donner une idée de la pénibilité de ces machines :

https://moutonnoir.net/2016/06/13/par-amour/
http://www.nottsheritagegateway.org.uk/people/frameworkknitters.htm
http://encyclopedia.jrank.org/HOR_I25/HOSIERY.html
https://en.wikipedia.org/wiki/Stocking_frame
http://www.marquise.de/de/1700/howto/struempfe.shtml

mardi 28 octobre 2014

Précommande pour une nouvelle fournée de Cocardes à Pontoise



Je vais remonter mon métier à tisser afin de refaire des cocardes cet hiver. Pour être sûr d'en avoir et le nombre que vous souhaitez, venez sur le stand du Cercle des Touailles pour vous inscrire à la précommande!

Vous aurez au choix ce modèle ou tout autre de dimension similaire en laine si vous en avez une source. Cependant je n'ai pas pour l'instant la couleur verte et n'investirais  pour faire des cocardes vertes que si celles ci sont réglées en avance.

Matière : chaine de fil (coton ou lin) et trame de laine.
Couleurs teintes végétales rouge garance et bleu indigo dito photo réalisées par Micky Tissage.
Montage entièrement fait main.

lundi 7 avril 2014

Cocardes Révolutionnaires, révolution française : suite.

Un petit rappel de ce qu'il se dit sur la cocarde révolutionnaire : http://www.1789-1815.com/1789_07_cocarde1.htm

Une fois les cocardes tissées, il faut les coudre.

Ayant eu une cocarde empire dans les mains et vu des photos de cocardes révolutionnaire, je suis partie sur la même façon de faire : plier simplement les bords, plisser et coudre à grand points pour avoir la forme ronde.

Là est arrivée la première déconvenue : malgrès la finesse de la laine utilisée, celle ci est encore trop épaisse et je le savais, du coup le nombre de plis est bien moins important que sur les originales, et le plissage a été un peu fastidieux. Mais j'y suis arrivée à grand renfort d'épingles et de vapeur. Les premières n'ont pas été passé à la vapeur plissées avant d'être cousu et le résultat est moins joli. J'ai afiné la méthode au fur et à mesure.

En refaisant de nouveau quelques recherches, je suis tombées sur des cocardes tout coton, des cocardes en soie, des cocardes en laine, des cocarde en soie et argent...

Au niveau du tissage et du plissage on retrouve deux types, un ruban en reps dont la chaine est aux couleurs voulues plissée sur un bord avec une couture de fermeture ou une bande plissée au milieu pour faire comme un nœud papillon dont on attache les bords.
Il reste aussi les cocarde faites de plusieurs tissus de couleurs différentes mais elles ne correspondaient pas à ce que l'on m'as commandé.

Et voici donc la première fournée après laquelle il devrais y en avoir d'autres (dès que j'aurais récupéré de la laine blanche)




Sur les 12, j'en garde tout de même 2 en présentation et modèle de réalisation.

samedi 5 avril 2014

Cocarde 1ère partie : tombée du métier

On m'a demandé si je pouvais réaliser des cocardes révolutionnaires correspondant au plus près des cocardes d'origine.

Il faut savoir que pendant la révolution française trois (ou 5) cocardes se sont côtoyées, portées en même temps ou pas selon les théories. Hors à priori on ne trouve facilement qu'une cocarde Napoléonienne alors que les cocardes révolutionnaires sont boudées.  (bleue rouge blanc)
On m'a donc donné un exemple que vous retrouverez ici :http://catalogue.drouot.com/ref-drouot/lot-ventes-aux-encheres-drouot.jsp?id=1552635
 Et prété une cocarde originale afin que je puisse voir le montage, le tissage etc...

Nous avions donc sur la cocarde originale une chaine espacée de fil (coton lin ou chanvre) recouverte de laine trés trés fine.

Après beaucoup de recherches infructueuse, la meilleure laine que nous ayons trouvé autant niveau coloris qu'épaisseur a été chez micky.

Voici donc la première partie : tombée du métier 12 cocardes prêtes à êtres cousues.