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mercredi 15 janvier 2020

Faut-il toujours laver son tissu avant couture?

Question de point de vue


Je vais aller dans cet article un peu plus loin que ce que vous trouverez habituellement dans les livres ou sur la toile.

Tout d'abord pourquoi je me permet d'en parler : Cela fait presque 30 ans que je couds en amateur. Je fais également de la reconstitution depuis presque 20 ans. Dans ce cadre je me suis spécialisée dans le textile. Le TEXTILE depuis la fabrication du fil à la couture et l'entretien en passant par le filage et le tissage, je sais travailler TOUTES les étapes d'un tissu. Je n'irai pas dire que je suis experte loin de là. Mais quelqu'un d'expert ne voit qu'une facette quand moi j'en vois de nombreuses même si je sais que mes connaissances ne seront jamais complètes.

Nous allons parler ici de tissu naturel, je n'y connais RIEN en synthétique (soit dit en passant je ferais la même chose avec du synthétique si je devais en utiliser)

Deux points de vue : il faut et il ne faut pas. Les arguments basiques:

Il faut laver son tissu avant couture:

arguments pour :

_ Le tissu "rétrécit" au 1er lavage il faut donc le faire avant comme ça il ne rétrécira plus.
_ Le tissu est apprêté : il faut retirer l’apprêt pour avoir la vraie nature du tissu.
_ Le tissu est apprêté : il faut retirer les éléments chimiques nocifs avant de le porter.
_ On ne connais pas les conditions de stockage du tissu.
_ Les réalisations pourront être lavées simplement.
_ Cela permet de finir de dégorger et fixer certaines teintures.
_ Si on se prend la pluie il n'y aura pas de mauvaise surprise : le tissu aura déjà connu l'eau.

arguments contre :

_ Il faut pouvoir mettre le tissu dans sa machine.
_ ça fait des mètres et des mètres de tissu à repasser.
_ Cela retire l'apprêt (et en général change l'aspect du tissu).

Il ne faut pas laver son tissu avant couture:

arguments pour :

_ Cela garde l'apprêt et le rendu du tissu tel qu'on l'a acheté.
_ Pas besoin de repasser de grandes quantité de tissu, ou le tissu est plus facile à repasser. 
_ Un tissu apprêté est beaucoup plus simple à coudre.

arguments contre :

_ Il ne faudra jamais le laver à l'eau, un lavage à sec est obligatoire, et même ainsi il faut connaitre un bon pressing.
_ On ne connais pas les condition de stockage du tissu.
_ On ne connais pas l'apprêt utilisé.


Les deux points de vue se valent et tout dépendra donc essentiellement de ce qu'on veux faire de son tissu ensuite.

D'un point de vue plus particulier : 
Si vous souhaitez pouvoir laver votre réalisation ensuite : lavez votre tissu.
Si vous souhaitez profiter de la vraie nature de votre tissu : lavez le.
Si vous souhaitez garder l'aspect du tissu tel que vous l'avez acheté : ne le lavez pas, mais vous ne pourrez pas non plus le laver ensuite.

D'un point de vue plus particulier, celui du tissage.

Aujourd'hui lorsque vous achetez un tissu, soit il sort directement du métier à tisser soit il a reçu des traitement "en tension". Sinon c'est indiqué "tissu lavé".
Au bas moyen age il aurai été impensable de vendre un tissu sans le laver auparavant pour le finir et en retirer l'apprêt de tissage.

Professionnellement et traditionnellement, avant de tisser le fil est apprêté. soit le tisserand achète un fil pour tissage ( qui est déjà apprêté) soit il l'apprête lui même. Ceci permet de lisser le fil et de le rendre un peu plus résistant au dur labeur qu'il va avoir. Selon la fibre, la raison et l'apprêt seront différents mais globalement ils seront apprêtés. Artisanalement, cette étape est une étape supplémentaire qui n'est réalisée que si le fil le nécessite vraiment (pour les fils simples c'est obligatoire, pour les fils doublés ou plus c'est aléatoire). Il faut savoir que lorsqu'on achète un fil pour tisser de façon amateur il est rarement indiqué si il est apprêté ou non mais l'expérience permet de le dire rapidement.

 Lorsque l'on tisse, le fil est tendu, le tissu donc aussi, l'apprêt rend le fil rigide, il ne prend donc pas sa place exacte mais va donner quelque chose de raide et lisse. Ainsi c'est également plus simple de l'imprimer (avec des impressions compatibles qui ne partiront pas quand l'apprêt sera lavé).

Au premier lavage, les fils vont se détendre, s'assouplir et prendre leur place définitive. Leur vraie place. Avoir un tissus raide et lisse comme un tissu apprêté est possible, c'est un tissu de qualité qui vaux un certain prix, car ce sont des tissus très tassés (avec beaucoup de fils au cm par rapport à leur épaisseur). ceux ci ne perdront pas leur tenue au lavage. Souvenez vous de vos mères qui vous ont dit de prendre des draps avec le plus grand nombre de fils possible. Un tissu très tassé perdra peu en longueur également car ses fils n'auront pas la place de se détendre.
Lorsque l'on dit qu'un tissu rétrécit au lavage, c'est une erreur de langage. Le tissu ne rétrécit pas, il prend sa vrai place car il était trop tendu au départ. si vous avez un élastique détendu que vous lui donnez un coup de vapeur et qu'il reviens à sa longueur initiale vous ne dites pas qu'il rétrécit non?

Ainsi un tissu n'est fini que lorsque qu'il a subi son premier lavage qui va mettre en valeur son tissage.
Les plus flagrants sont les nid d'abeille et grain d'orge (pour l'armure du tissu) et les crêpes qui vont plisser dû à l'utilisation d'un fil crêpe (surtordu).

Aucune description de photo disponible.
Un tissu que j'ai tissé avec du lin surtordu (crêpe). au milieu il est lavé et oui c'était bien le rendu que je souhaitais

Nid d'abeille sorti du métier
Nid d'abeille Lavé

Grain d'orge à gauche lavé repassé, à droite sur le métier



Méfiez vous des noms des tissus :

Taffetas, toile, sergé, satin sont des noms d'armure de base du tissage et ne préjugent en RIEN de la matière et de l'aspect final du tissus.
Velours, bouilli, ciré, plissé, crêpe etc sont des noms de techniques qui ne préjugent en RIEN de l'armure et de la la matière du tissu.
Soie, laine, lin, coton etc sont des noms de matière et ne préjugent en RIEN de l'armure et de l'aspect final du tissu.


Le seul moyen de savoir exactement de quoi on parle est de caractériser la matière, l'armure, le nombre de fils au cm et je dirais même plus la caractérisation de ces fils (épaisseur, torsion et nombre de brins) et les étapes de finissage.

Mais cela est impossible et de tout temps pour résumer tout on leur à donné un nom. Lorsque ce nom devient populaire alors des copies en sont faites avec plus ou moins de bonheur. Et souvent sans être mensonger.

Ce qui m'a lancé l'envie de faire cet article est une discussion sur le taffetas de soie voici ce qu'en dit l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert http://enccre.academie-sciences.fr/encyclopedie/article/v15-2725-0/ Le nom taffetas ne préjuge en aucune façon de la manière dont va se comporter le tissu au lavage. Aujourd'hui il faut lui rajouter  "de soie" alors qu'auparavant ce mot était utilisé uniquement pour la soie. mais il n'est non plus implicite dans ce nom si le tissu est fort tassé (et gardera sa tenue au lavage) ou peu tassé (et prendra son vrai aspect après l'apprêt retiré). le "doupion" est souvent un taffetas, le "crepe" est un taffetas, la "soie sauvage"  peu être un taffetas ou un satin, le pongé est un taffetas. Un vendeur peu donc vous vendre le taffetas qu'il veux.

"Le taffetas est un tissu satiné, au toucher sec, bruissant, possédant une bonne tenue. " dit l'un.
"Il se caractérise par sa bonne tenue et sa surface brillante typique. Le taffetas fabriqué dans du tissu à armure toile" dit l'autre
"c est tissu  fin et souple avec de la  tenue " dit un 3eme
"Classiquement réalisé en toile de soie, le taffetas est un tissu luxueux, d’aspect sec et craquant quand on le froisse. Le taffetas prend l’apparence d’un tissus épais, légèrement brillant et bruissant " dit un 4eme
" ce tissu extrêmement serré est fabriqué avec des fils très fins ce qui provoque une certaine rigidité" dit un dernier
Aucun ne ment, mais chacun décrit SON taffetas. fin et souple, épais et craquant, sont opposés.
Mais ce qu'on entend en général par "taffetas" c'est un tissu qui a de la tenue et craquant. Comme le dit le dernier cet aspect est normalement obtenu par un tissage extrêmement serré avec des fils fins. Mais si vous vous penchez uniquement sur le coté sec, craquant, avec de la tenue. Un bon apprêt suffira à donner ces caractéristiques à une vulgaire toile (J'avoue quand je dois coudre de la soie fuyante, je l'apprête à l'amidon, puis je la lave pour lui rendre sa fluidité).
Si vous avez bien suivi vous aurez compris que pour le premier un lavage ne changera pas ses caractéristiques tandis que pour le second cas on se retrouvera avec une vulgaire toile (que théoriquement on pourrait ré apprêter si on en avait les connaissances). Il vaut mieux le savoir avant de finir son costume.

Comment laver son tissu pour la première fois :

Ceci est ma façon de faire. J'ai développé ma technique au fil des années en apprenant à connaitre les tissus et le tissage. L'avantage c'est qu'elle est utilisable sur tous les tissus naturels.

Ceci est valable pour le premier lavage mais je le conseille également pour les suivants sur certaines matières.

1/Faire tremper son tissu au minimum une nuit dans une eau à température ambiante ou humaine (max 38°) sans le chiffonner, le déposer en accordéon autant que possible. Ceci va permettre de bien mouiller toutes les fibres à cœur et de faire gonfler celles qui le doivent. vous pouvez ajouter un peu de vinaigre si vous voyez de la teinture s'échapper pour essayer de la fixer. Bien vérifier que l'ensemble du tissu est imbibé de manière égale. La laine et le lin sont de sacré farceurs!
2/Mettre son tissu en machine sur le programme adapté SANS essorage
3/Optionnel : Si il y a vraiment trop d'eau, sortez le tissu de la machine, étendez le pour retirer les plis (à faire dans la baignoire, la douche ou dehors) puis remettez le en machine pour l'essorage le plus doux que la machine permette. pour une petite pièce vous pouvez la rouler dans une serviette de bain et marcher dessus afin que la serviette prenne le plus d'eau possible. Vues les quantités de tissu que je lave je ne le fais que pour mes tissages.
4/Étendez le, tirez bien sur les plis Le tissu va continuer à s’égoutter et sécher vous n'aurez quasiment pas besoin de repasser. Et vous n'aurez pas de plis disgracieux définitifs. 

Erreur à ne pas commettre:
utiliser de l'eau chaude 
utiliser du savon 
utiliser de la lessive
ne pas laisser tremper le tissu correctement
essorer le tissus sans l'avoir sorti auparavant

Un peu de détail:

Le coton : faire gonfler la fibre au départ va lui permettre de bien se mettre en place de ne pas prendre de faux plis dès le départ, cependant une nuit n'est pas nécessaire, on peux le presser dans l'eau et le laisser 1/2h en général cela suffit. Par contre pour des serviettes (ou torchons) la nuit leur permet d'être au mieux de leur capacité d’absorption. Cela reste souvent avec le coton qu'il faut la petite dose de vinaigre pour fixer la couleur. Vous pourrez ensuite le laver avec une lessive traditionnelle

La laine : elle est hydrophobe et déteste les chocs thermiques. Elle ne se gonfle pas bien d'eau ce qui fait qu'elle se lave très mal en machine : les cycles sont bien trop courts. Nuit dans l'eau indispensable et bien vérifier qu'elle s'est imbibée partout. Il m'est déjà arrivé de devoir prolonger ce temps car certains endroits n'étaient pas mouillés à cœur (ça se voit la couleur est plus claire).
Si vous avez besoin de "lessive"car elle est grasse, utilisez du shampoing bébé, et préférez mélanger le shampoing dans l'eau de trempage plutôt que dans la machine.
La laine a une certaine élasticité (rêvez pas ce n'est pas du lycra non plus), l'apprêt la lui retire, le premier lavage lui en redonne. Mais attention à ne pas la feutrer : pas de choc thermiques, pas de lessive dans la machine.

Le Lin : Fibre magique, au premier abord elle est hydrophobe, l'eau coule sur elle mais passe à travers les trous de l'armure. Puis elle pénètre dans la fibre et la fait gonfler. Une fois gonflée elle est déperlante. C'est une fibre qui se casse facilement et définitivement, faites lui un mauvais pli et il restera à vie. Si vous utilisez ma méthode, pas de soucis concernant les vilains plis, mais une fois sec le lin sera affreusement rêche et désagréable. Portez le il s'adoucira bien vite. Sinon lissez le c'est la technique traditionnelle : au lieu de repasser, vous le posez sur une surface dure et vous roulez un rouleau à pâtisserie en marbre dessus ou un galet ou vous frottez avec un poids en verre, bref lissez. Le fer ne lui rendra jamais justice.
Une technique plus moderne pour avoir un lin doux et éviter les faux plis est de lui casser toutes ses fibres : lavage en machine simple et sèche linge. Vous aurez un lin bien plus doux mais qui ne correspondra pas à ce que nos ancêtres portaient. Vous aurez un tissu pelucheux alors que le lin lissé est souple, doux et presque brillant. (mais c'est un peu de travail)

La soie : Vous ne saurez pas si elle est grège ou non, alors lavez la à froid et comme la laine si besoin de savonner : shampoing bébé. ce sont des fibres animales. essayez de vous laver les cheveux au savon de Marseille et vous comprendrez. Vapeur interdite (pour la même raison), repassez le moins chaud possible. tirez partie du séchage à l'air pour bien tendre et éviter les plis de façon à ce que le repassage ne soit que le lissage simple de la soie. Certains conseillent l'utilisation d'une pattemouille pour éviter les accidents.

Cas particulier : les tissus apprêtés type tissu Wax

Les tissus de type Wax ont un apprêt qui n'est pas fait pour simplifier le tissage mais qui fait partie du type de tissu lui même.
En lavant son Wax à moins de 40°, en ne repassant pas trop chaud, en suivant mes recommandations, la wax (qui n'est que de la cire) ne partira pas tout de suite. mais elle finira par partir.
Pour retrouver la brillance de la wax, il suffira alors de la recirer. (la démarche est trouvable sur la toile)

Cas particulier : Reapprêter un tissu

Dans le cas du besoin d'un tissu qui ai de la tenue, on oublie trop souvent l’indispensable de nos grands mères : l'amidon. Et on oublie également que l'amidon n'a pas besoin d'être acheté : eau de cuisson du riz, des pâtes, des patates, colle de farine, farine de riz, maïzena sont autant de possibilités d'amidonner. Voilà de quoi donner de la tenue à un tissu qui n'en a pas, en redonner à celui qui en a perdu, sachant que ça part à l'eau et que ça se dose. 
Gomme laque, gomme arabique et gélatine sont aussi des apprêts utilisables bien que je n'en aie jamais fait l'expérience.

Conclusion

Laver ou ne pas laver son tissu est avant tout un choix personnel
Le mien est tout choisi : Laver ! Parce que je vis dans mes costumes, parce que même si je ne lave pas mes costumes ensuite selon les cas, je ne suis pas à l'abri d'une drache (forte pluie) , parce que je veux tirer parti de la vraie nature de mes tissus, et parce que je ne connais pas de bon pressing.

Mais vous pourriez choisir de ne pas le faire : car vous voulez garder l'aspect du tissu apprêté, car vous restez en intérieur, car vous le portez occasionnellement, car vous avez un bon pressing, car traiter 15m de tissu c'est quand même bien galère.


vendredi 30 mars 2018

Emmaillotage carré avec capuchon

Mise à jour pour un peu de documentation sur l'historique de l'emmaillotage :




J'ai emmaillotté mon fils depuis sa naissance car il a eu beaucoup de problèmes de coliques.

Je vous laisse le soin de découvrir et de choisir l'emmaillotage ou non pour vos enfants.
Il faut faire trés attention car ce n'est plus aujourd'hui un moyen de faire pousser droit un enfant mais un moyen de le réconforter.  Il y a donc quelques règles élémentaire pour éviter la luxation de la hanche!
La première est que l'enfant doit être libre des ses mouvements de jambes. Il faut donc ne pas serrer aux jambes et/ou utiliser un tissus extensible.(Quand il avais trop mal au ventre c'est en position grenouille que je l'emmaillottais dans un tissus extensible pour qu'il puisse avoir un appui quand il poussais tout en le maintenant un peu... mais là n'est pas la question)
La deuxième est qu'il faut respecter les besoin de l'enfant pour les mains. On peu lui laisser les bras libres si il ne supporte pas d'être contenu. Si il suce son pouce on aura tendance à lui garder les mains près du visage. Quand a mon fils les bras le long du corps lui convenais bien ou contre la poitrine quand il était tout petit bébé pour ne pas lui ouvrir trop la cage thoracique.
La dernière est qu'il vaux mieux arrêter l'emmaillotage avant 4mois sous peine que l'enfant ai du mal a se déshabituer.
Pour mon bébé dès qu'il est malade l'emmaillotage est de mise. Du coup comme il est tombé malade juste après s'être déshabitué, il en a redemandé. Finalement il s'est déshabitué tout seul vers 8mois. Attention, mon fils alors ne se retournais pas sur le ventre. Dès qu'il se retourne il faut cesser d'emmailloter.

Sur ces photos il a 5 mois.
J'ai réalisé ce tutoriel pour Gabriel et Raphaël à deux usage.  La première calmer les pleurs incessants.  La deuxième protéger un bébé du froid en sortie médiévale en gardant un aspect visuellement valable.  Voilà le pourquoi du capuchon.

À la maison il n'y a pas besoin de galon ce n'est qu'un aspect esthétique.  C'est le poid de l'enfant qui maintient l'emmaillotage. Le capuchon sers aussi uniquement pour l'exterieur.

Il y a besoin d'un carré de tissu de
80cm jusqu'à 4 ou 5 mois et 1m ou plus ensuite.
La je l'ai réalisé avec un plaid polaire pour l'exemple.
Vous pouvez recouvrir le tout d'une laine si le temps est frais.


Posez votre carré en diagonale et pliez un coin avant de poser votre bébé dessus

Remontez le bord en formant une capuche et poser le bord sur le bras


Rabattez le bord et coincez le sous le bébé

Faites de même sur l'autre coté en ne coinçant pas les jambes
  


 Ici mon carré étais vraiment trés grand donc j'ai pu le remettre devant Et là mon petit est paré pour dormir à la maison

 Pour finir on retire la tétine dont il n'a plus besoin avec l'emmaillotage (le réconfort était suffisant pour lui) et on met le galon pour faire joli
.

5mn après les photos il dormais...



Pour les petits passages que j'ai oublié comme mettre le tissus bien à plat dans le dos : 
http://www.parents.fr/Puericulture/Lecons-de-puericulture/Emmailloter-son-bebe


Petite nouveauté 2018... Une version aussi historique qu'il puisse puisque tournée en 1930 en norvège montrant la manière traditionnelle. J'adore cette vidéo. Vous la retrouverez entière et de nombreuses autres vidéo de l'époque ici : /https://norskfolkemuseum.no/



jeudi 2 novembre 2017

Finition d'encolure par un galon cousu tissé.

C'est quelque chose que j'ai dans l'idée de faire depuis que j'ai commencé la reconstitution et je n'avais jamais pris le temps de le faire.

Une des finitions que l'on retrouve décrite dans le medieval textile and clothing des fouilles de Londre ainsi que par Marc Carlson et dans les pièces retrouvées à Herjolfsnes est le galon tissé à même la bordure.
Il est souvent en tissage à carte mais peu aussi être en tissage simple.

Ayant un col à réaliser lors d'une sortie (Senlis) avec ma nouvelle troupe les Pérégrins , j'ai décidé d'en profiter pour tester cette technique.

Le matériel :


Des forces pour couper le col et les fils
Des fils de lin et de la cire (Moi et la merlette d'Azur)
Une aiguille en laiton de chez Agénor
Une pierre à aiguiser fine
Un dé à coudre (en bronze issu de fouilles)
Un peigne à tisser (ce n'est pas nécessaire mais j'avais envie d'utiliser mon mignon peigne)
Un tassoir (l'aiguille est un peu souple et ne peu donc pas servir pour tasser mais les doigts fonctionnent aussi)
Le vêtement
De la soie (de chez Micky achetée directement sur place)


La réalisation :

Tout d'abord, j'ai coupé mon col et je l'ai surfilé de façon invisible avec mon fil de lin afin que la soie et la laine soit solidaires.
J'ai choisi de le faire de façon invisible car mon fil de lin est blanc et donc sur un fond bleu noir il serais fortement ressorti.

Puis, j'ai tendu des fils de soie de la longueur du col plus environs 60cm.
Pour de tels tissages je n'ai en général que 20cm de perte à la fin du tissage, mais avec 20cm, on ne peu rien faire alors que 60cm (ou 50 car il y a une absorbtion par le tissage) est une aiguillée convenable et alors peu servir pour de la couture ou de la broderie : ce n'est plus une perte. C'est ainsi que pour ce projet le fil de lin utilisé pour coudre est une "chute" du tissage des tourets.

J'ai tissé 2cm afin de stabiliser la tension et j'ai commencé à tisser en cousant.

Pour cette pièce j'ai choisi de faire un galon emboîtant, j'ai donc tissé en rond : je tissais toujours de gauche à droite en cousant de droite à gauche.
C'est plus long que de faire un simple tissé cousu car pour chaque fois que j'ai tassé, j'ai passé deux fois mon fil.
Coudre de droite à gauche

 Tisser de gauche à droite

J'ai commencé en empruntant une base à tisser à Tour et Détour


Et j'ai continué de façon plus traditionnelle accrochée à ma ceinture


Sur cette photo vous pouvez deviner ce qui se passe quand on arrive dans un coin : il faut accrocher un fil qui servira de tendeur au galon à la pointe du coin.

 Déconvenues et solutions:

Une fois le galon tissé, tous les fils rentrés, je l'ai fait essayé au propriétaire de la cotte. Et là HORREUR, impossible de passer la tête.
j'étais évidement partie sur un col raz de cou avec petit amigaut : au plus juste de ce qui pouvais passer mais :
_ le galon raidis le tissu, puisque les fils sont droits, il n'y a plus AUCUNE Elasticité : Un bon point car il ne se déformera pas à l'usage, un mauvais point car du coup la tête ne passe plus. Il faut donc y penser en coupant le col
_ Il ne faut pas oublier non plus qu'il y a une différence entre un galon tendu et un galon détendu. L'utilisation d'un métier est donc fortement déconseillé car il ne faut pas tisser trop tendu et régulièrement vérifier que l'on est pas en train petit à petit de réduire la taille de l'ensemble. Au final un fois détendu c'est comme si vous aviez travaillé de l'embu. Hors ce n'est pas le but souhaité.

Bref, j'ai tout démonté, et tout recommencé en faisant très attention.

Petits notas:

Petit nota 1 : Mais à quoi sers donc ma pierre à aiguiser? Et bien à aiguiser l'aiguille pardi. J'ai du la ré aiguiser 3 fois au cours du tissage.
(Parenthèse moderne, vous connaissez certainement ces pelotes d'épingles en forme de pomme rouge avec une petite fraise sur le coté? Mais savez vous ce qu'est cette fraise? Et bien c'est un petit sac de sable très fin qui servais à ré-aiguiser une aiguille ou un e épingle crochue ou ne faisant plus son office. Elle servais également à les débarrasser de leur rouille lorsqu'elles étaient réalisées en fer)

Petit nota 2 : La soie noire de Micky est splendide, nous avons choisi de l'utiliser car nous travaillons sur un personnage argenté. Cette teinture est réalisée avec de nombreux bains d'indigo (donc plus encore si il avais fallu partir de pastel) sur un pied de garance très soutenu. Autant dire que ce n'est pas à porté de toutes les bourses. Le plus impressionnant étant que pour le même traitement une de ses laines est noire noire, alors que l'autre est juste bleu marine. Il suffit que le mouton ne soit pas de la même race et il y a ainsi de grosses différences.


Photos de Séverine, de Mahaut et de Claire des Pérégrins. Merci de ne pas les utiliser sans permissions.

mardi 25 juillet 2017

Les robes médiévales

Quand vous tapez "robe médiévale dans google, parfois il y a de bon résultats, souvent il y a des robes d'un moyen age fantasmé, fantastique issue de l'imaginaire des dessins de conte de fée ou des visuels cinématographiques.

Lorsque quelqu'un choisi de porter ce type de robe, (ou de la fabriquer et de passer des heures à sa confection) c'est soit par choix de faire quelque chose de totalement imaginaire et là bravo c'est splendide.
 Soit parce que guidé par des moteurs de recherches ou par des personnes ignorantes, cette personne a choisi de faire une robe médiévale en s'impliquant et pense naïvement qu'elle est dans le bon. Hors là, en présentant ce type de robe en tant que "médiéval historique" et non "fantasmé", elle s'expose aux quolibets ou à la pitié de personnes qui ont fait les mêmes erreurs de débutant, qui ont vu leurs projets tomber à l'eau de la même façon et qui ont depuis fait de nombreuses recherches ou qui ont été remises dans le droit chemin par des âmes de bonne volonté.

Je ne sais pas d'où viennent ces robes, je pense à des gravures du XIXe détournées, redétournées et encore détournées.
Ce que je vous propose ici c'est de voir "qu'est-ce qui fait médiéval" dans ces robes, "qu'est-ce qui ne fait pas médiéval" et "vers qu'elle époque je dois me tourner pour faire quelque chose qui y ressemble parce que ça me plait"

Commençons tranquillement par une robe que j'ai moi même réalisé dans mes débuts avec l'aide de patrons du commerce (Butterick et Simplicity pour ne citer qu'eux en ont proposé quelques patrons)
Pour commencer les patrons moderne ne tiennent pas compte de l'optimisation des tissus et des patrons. Pour cette robe il vous sera conseillé d'acheter près de 8m de tissus alors qu'en faisant quelque chose y ressemblant avec les techniques médiévales 4 suffisent. 
Méfiez vous également des tissus : lin/chanvre ortie et soie blanc ou écru pour les dessous, laine ou soie pour le dessus, et pas de velours avant très tard (le coton est très particulier et n'est utilisé qu'en de rares exceptions)

 

1/ La coiffe boudin, recouverte d'un voile ou non. Éventuellement quelque part au XVem siècle sous une autre forme

Vous ne trouverez rien y ressemblant avant la fin du moyen age, la toute fin du XVem siècle.
Mais ce n'est pas un donnut en velour ou en satin. 
La forme est bien plus ample, ou plus travaillée. Non un simple boudin mais une forme reprenant l'ovale de la tête ou posé sur une coiffe lui donnant des formes spécifiques:

Le livre appellé Decameron, autrement le prince Galeot surnommé, qui contient cent nouvelles racomptées en dix jours par sept femmes et trois jouvenceaulx, lequel livre ja pieça compila et escripvi Jehan Boccace de Celtald en langaige florentin Auteur : Boccace. Auteur du texte Auteur : Laurent de Premierfait. Traducteur Date d'édition : 1401-1500

ou Super ample mais ici celà est très certainement une coiffe de fleur et de feuillages
Giovanni di Paolo (Italian, Siena 1398–1482 Siena) - The Presentation of Christ in the TempleGiovanni di Paolo (Italian, Siena 1398–1482 Siena) - The Presentation of Christ in the Temple


2/ L'emmanchure

Si vous prenez un patron moderne, vous aurez une emmanchure moderne! 
Les emmanchures au début du moyen age sont en général droite et non courbées, améliorées par des goussets.
A partir du XIIIe l'emmanchure commence à se courber mais on a toujours le gousset pour améliorer la forme
Au XIVe l'emmanchure approfondis vers le dos sur les tenues ajustées pour donner quelque chose qu'on appelle "grande assiette" on retrouve ce type de manche également au XVem mais pas uniquement.
Quoiqu'il en soit oubliez les manches modernes en une ou 2 partie avec un arrondi sur le haut de manche, si arrondi il y a c'est une pièce rapportée.

3/ Le col Carré

Si c'est ce qui vous plais dans cette robe, oubliez le moyen age, Passez à la renaissance!

Ah mais humhum,  oui bon d'accord, a quelle époque faites vous finir le moyen age?  en tout cas nous parlons là de tenues de la toute fin de siècle (1480) et après.

BONAVENTURE (saint), card. O.F.M. Vie et miracles de saint François d'Assise Auteur : Bonaventura (saint ; 1221?-1274). Auteur du texte Date d'édition : XVe siècle, vers 1480 Contributeur : Philip Augustus Hanrott. Ancien possesseur Type : manuscrit Langue :  Français
BONAVENTURE (saint), card. O.F.M. Vie et miracles de saint François d'Assise
Date d'édition :  XVe siècle, vers 1480 

4/La décoration au milieu des manches

Mais c'est quoi ce truc? Ohhhh oui c'est super joli, j'adore et ça cache bien les coutures.
Mais nous ne sommes plus en europe!
Bon effectivement on ne vous en voudra pas pour ça sur une robe XIe ou XIIe.
Mais certains vous dirons que même si on en trouve sur les enluminures de nos contrées, on ne le verrai que sur des personnages antiquisants ou orientaux.

Et puis, non, car en fait au XIIe c'est sur des hommes que l'on vois le plus souvent ces bandes.
Herrad von Landsperg, Aebtissin zu Hohenburg, oder St Odilien, im Elsass, im zwölften Jahrhundert und ihr Werk, Hortus deliciarum : ein Beytrag zur Geschichte der Wissenschafte, Literatur, Kunst, Kleidung, Wassen und Sitten des Mittelalters / von Christian Moritz Engelhardt 
 Hortus deliciarum fin XIIe

La deuxième hypothèse est la décoration de robe à manche courtes vers le IXe siècle, (d'ailleur qui aurais inspiré les enlumineurs du XIIe... comment ça c'est compliqué?).
Donc allez
Résultat de recherche d'images pour "psautier de stuttgart"
Psautier de stuttgart IXe (attention celui là est plein d'orientalismes!)



5/ La pointe sur la main

Argh, là franchement je ne sais pas! Peut-être des mitaines XIXe
https://museumrotterdam.nl/collectie/item/65828-1-2
http://europeanafashion.tumblr.com/post/101917169101/pair-of-embroidered-mitts-in-blue-silk-satin-and
et autres exemple, mais au moyen age NIET

par contre on a des manches trompette dans le dernier quart du XIVem

6/ La fausse manche (dessous) cousue

Non ceci non plus n'est pas médiéval. Ca existe par la suite mais aux différentes époques du moyen age, si manche doit se voir, elle est entièrement attachée à un vêtement : chemise, chainse, cotte etc


6/ La fausse manche bis

Le concept de fausse manche existe cependant au XVem siècle où on rapporte des manches complete mais seulement épinglées et donc changeables.
ATTENTION au XVe siècle elles sont EPINGLEES, les manches attachées par des laçage sont plus tardive (renaissance)

par exemple la dame à gauche porte une chemise, un corset rose (c'est une robe lacée) une robe à manche courte ou longues beige et de fausses manches souvent dans une matière bien plus précieuse vertes: 
Publius Terentius Afer, Comediae Andria; Paris Bibliothèque nationale de France MSS Latin 7907 A; ca 1407, 115r http://www.europeanaregia.eu/en/manuscripts/paris-bibliotheque-nationale-france-mss-latin-7907-a/en
Paris Bibliothèque nationale de France MSS Latin 7907 A; ca 1407, 115r http://www.europeanaregia.eu/en/manuscripts/paris-bibliotheque-nationale-france-mss-latin-7907-a/en

7/ La découpe princesse

PAS AU MOYEN AGE
NI PINCES NON PLUS

(Il existe quelque chose s'en approchant à la fin du XVem mais ce n'est PAS une découpe princesse!)

lundi 15 mai 2017

Recyclage

 Samaël 10 mois

Deux ans plus tard
Elisaé 18 mois

Entre les deux j'ai fini les ourlets
Photos de Tina Anderlini et de Fabrice Roundag

vendredi 27 janvier 2017

Manuel du bonnetier et du fabricant de bas.

Mes derniers posts sur le tricot ont une vocations que certains auront peut-être déjà reconnu, je souhaite me faire des "bas" XVIIIe.

En ce sens celà fait un moment que je fais des recherches sur les bas existants et comment les faire.
Et je me suis lancée.
Là dessus j'ai eu beaucoup de probleme car les quelques personnes qui en ont réalisé et partagé leurs aventures sur la toile n'ont pas réalisé ceux que je souhaites faire : les chaussettes à gousset contrasté.

Et ce gousset... ce gousset... grrr

Et puis à force de test je suis enfin arrivée à ce qui me semblais convenir.

Et comme toujours, à peine deux jours après je tombe sur ... le manuel du bonnetier de 1830.

Je le parcours en diagonale ne comprenant pas grand chose à tous ces termes techniques et j'arrive à la fabrication des bas de soie... tiens donc? Aurai-je trouvé le graal?
Et bien oui.
Il est très bien expliqué (pour qui fera l'effort) comment les faire. Et la technique n'a pas changé, seul la largeur a diminué mais on a la taille de l'ancienne façon "autrefois cette largeur était de trente ligne, aujourd'hui on en fait encore de 10 ou 12 lignes".

Et aujourd'hui c'est ce manuel que je souhaite partager avec vous :





Un petit article sur le metier de bonnetier par ici :
http://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2013-1-page-107.htm

jeudi 11 août 2016

Cotte d'allaitement, de servante ou de nourrice XIIIe.

Non il n'y a pas d'erreur la longueur de la cotte est bien de 1m70 alors que je mesure 1m75.
La partie non cousue est sous le bras et non devant.
Le bouton sur l'épaule la date deuxième moitié du XIIIe. Le même patron avec un amigaut simple pourra être utilisée sur une periode plus large.


Bientôt un article sur la façon de la porter.

Des photos par ici
La chemise pour allaiter par là

mercredi 10 août 2016

Chemise d'allaitement



J'ai réalisé cette chemise à mes debuts dans la reconstitution afin de me prouver mes hypothèses.
Mes deux grossesses m'ont permis de la tester et de la faire évoluer  (peu).

Taille:
Je vous donne mon patron exact qui conviendra pour un tour de poitrine pendant grossesse de moins de 100 et une taille de moins de 1m75.

Matière :
Lin, chanvre, ortie.
Coupon de 2m55 par 1m05

Caracteristique:
Cette chemise ne touche pas le sol mais est suffisement longue pour vous protéger des regards et ample pour marcher. Elle ne vous genera pas dans vos deplacement et sa petite ampleur permet de ne pas l'attraper lorsqu'on remonte sa cotte.
Sa découpe très particulière est basée sur des chemises debut XXem, sur le cut of clothes et woven into the earth et ses fausses coutures.
Vois pouvez realiser une fausse couture en symetrie de la vraie. Je ne l'ai pas fait.


Epoque :
Cette chemise correspond à une periode allant du Xe (a partir du moment où on est plus en pieces droite forme T) au XXem avec des aménagements et en sachant qu'il ne faut pas la coupler avec une robe lacée devant à moins de rajouter un tassel. Il faudra adapter le décolleté au XIVem et XVem.

Elle fonctionne particulièrement bien pour le XIIIe et le viking.
Je l'ai créé pour du viking et porté surtout en XIIIem.

Le plus important: l'amigaut
Je vous conseille couper l'amigaut jusque juste sous la poitrine et ensuite de finaliser une fois l'allaitement mis en place et la montée de lait faite.
Il faut savoir que la chemise fonctionne idealement sans soutien gorge. Mais je comprends le besoin de celui ci et celà fonctionne aussi avec un soutien moderne mais l'ouverture sera à faire un peu plus grande car les seins seront moins "mobiles".

Remarque:
On pourra utiliser un coupon de 1m45 par 2m10 plié dans l'autre sens. La bande restant pourra être ourlée et utilisée en bande de soutien pour la poitrine avant et après l'allaitement.

Remarque 2:
Une fois l'allaitement fini il est possible de refermer l'amigaut. Pensez a ne pas le fermer trop vigoureusement si vous souhaitez d'autres enfants elle pourrais resservir.

A venir: la cotte d'allaitement XIIIe.


De la longueur et de l'ampleur des robes

Suite au conseil de Marthe sur un commentaire Facebook, je vais essayer de dévelloper un peu.

Pour commencer un peu de détail sur moi. Il y a quelques années je suis tombée dans le folk (danse) et le médiéval à peu près en même temps j'étais alors étudiante en art et j'ai passé 4 ans en jupe longue sans porter de pantalons, j'ai continué mes études dans le bâtiment, tout en continuant à porter des jupes (longues voir tres longues) sur les chantiers. Et si aujourd'hui je suis maman au foyer pour encore quelques mois avec enfants en bas age et que je reporte des pantalons, les jupes longues continuent à faire partie de ma garde robe. 
Dans le cadre de la reconstitution la question quotidienne de la jupe m'a sensibilisée à la façon de vivre la robe médiévale son ampleur et sa longueur mais aussi les périodes plus tardives.

La création de cet article est dû aussi à un raz le bol devant des personnes souhaitant faire de l'historique et ayant comme argument sur le fait que leurs jupes soit trop courtes :
"c'est pas pratique"
"mais tu ne comprends pas, nous on danse"
"quand on fait la cuisine il faut quelque chose de pratique"
"les paysannes allaient au champs elle n'étaient pas bête, ce n'est pas pratique" 
etc etc
et toujours le "mais elles n'étaient pas con"

Ce ne sont pas de BONS arguments


  Pour moi l'archéologie expérimentale n'est pas modifier les sources pour s'adapter à l'environnement en pensant que la source est fausse, mais reconsrtuire et retrouver les gestes ensuite. Et pour celà il faut compulser, compulser et compulser les sources, regarder aussi les cultures autour de nous (vive youtube) et vivre avec son costume (ou objet!).

Pour donner un exemple parlant justement au niveau des jupes. Porter un costume de geisha, c'est une façon de marcher, c'est une façon de s'asseoir, c'est une façon de bouger... un façon de faire qui s'apprend et qui nécessite certains muscles. Il est impossible de bouger à notre manière européenne dedans. Alors quoi faire? Apprendre ces technique ou élargir et donner de l'ampleur au bas de la robe? chacun fera son choix, mais on ne dira pas qu'il y a une erreur dans le costume parce qu'on arrive pas à bouger dedans.
Et de même si une geisha sert le thé, elle ne fait pas la cuisine (il me semble) alors si vous voulez faire la cuisine ne faites pas un costume de geisha.


Voici mon commentaire  :



  Ces méthodes différent beaucoup selon les époques. Par exemple au XIVe il y a une sorte de blousage façon serviette de bain qui n'a pas besoin de ceinture et qui est très pratique pour les surcots. Pour le XVe il y a le boudin blousé, l'avant de la robe remonté dans la ceinture...
Plutot que de se dire, ça ne va pas être pratique je fais plus court, c'est une représentation fantasmée, peut-être faut-il faire les longueurs et ampleurs et trouver les solutions. .
Dans le cas d'une robe hyper longue avec des choses plein les mains, la façon de marcher est un glissé de la pointe du pied, et pour monter les escalier il faut taper avec le pied. c'est aussi une façon de disposer les plis dans la ceinture. ou de tenir la robe avec le coude. Concernant les travaux aux champs j'ai dans la tête cette demoiselle sur youtube, en jupe, qui roule sa jupe avant de commencer, plie les genoux, et fauche un champ complet. Alors oui quand il y a de la boue et de l'herbe mouillée je blouse ma robe. Oui quand je monte une échelle je remonte ma robe dans ma ceinture, oui quand je vais en cueillette je remonte ma jupe en 2 points minimum de façon a bricoler un poche pour la remplir, oui quand il pleut et que j'ai suffisamment de couche j'utilise la dernière pour me proteger la tête.
Pour moi l'archéologie expérimentale n'est pas modifier les sources pour s'adapter à l'environnement en pensant que la source est fausse, mais faire la source et retrouver les gestes ensuite.
Je suis tout autant d'accord qu'il y a encore 50 ans dans les campagnes les femmes avaient aussi des jupes, mais plus courtes et une autre façon de faire. pratique ou non. mais combien d'épaisseurs? quel temps? ma grand mère me parle de minimum 4 jupons plus la jupe, ce n'est pas l'unique chemise pour travailler aux champs en plein été d'une femme au XIIIe, qui remet sa robe ensuite, ce n'est pas la robe unique remontée dans la ceinture avec la chemise dessous suffisamment courte que l'on vois dans les riches heures, ce n'est pas non plus la jupe sans jupon qu'on ose pas remonter de peur de montrer sa culotte d'aujourd'hui.

Dans ce commentaire, j'oubliai de citer les accessoires qui aident
les petits bidules dont on  ignore la forme et le nom au bas des robes XIVem quand ces dames sortent à l’extérieur, le troussoir sorte d'épingle à  trois branches fin XVem puis XVIe et le saute ruisseau plus tardif (j'adore les saute ruisseau!).


.

mardi 29 mars 2016

Chausses : méthode empirique

Je reprend l'article posté initialement sur mon blog overblog

Cette méthode peut servir autant pour une chausse masculine que pour une chausse féminine, la différence entre les deux étant la longueur et l'attache!


1) Prendre un vieux bout de tissus qui servira de toile.

2) Dessiner l'empreinte du pied et découper en laissant une marge de couture

3) Prendre un rectangle de tissus dont tu t'envelopperas la jambe pour un homme, jusqu'au dessus du genoux pour une femme.

Découper au milieu d'un coté de la largeur un tout petit arc de cercle qui permette d'installer le tissu autour de la jambe en le faisant toucher le sol de chaque coté du pied et qu'il suive la courbure du devant du pied (je suis claire?)

4)Épingler près du corps l'arrière de la jambe puis mettre un coup de feutre de chaque coté pour savoir ensuite où coudre!

5) Mesurer avec un m de couturière ou un bout de ficèle sinon le tour du coup de pied entre là ou le pied plie et le bout du talon (en gros c'est là que c'est le plus large et c'est là qu'il faut que ca passe).  

6) retirer les épingles et étaler le tissus sur lequel redessiner là où c'est le moins large en prenant la mesure prise au 5

7) tu couds et tu coupes (sans oublier les marges de coutures

8) tu poses un carré de tissus sur le dessus pied et tu dessines le contour

9) on a donc trois pièce : la semelle, la jambe et le dessus du pied

10) Coudre à trés grand points, essayer, ajuster si besoin couper à 1cm des coutures


Attention, sur l'image les points 1 à 5 sont à droite.

découdre et hop!!! voici un patron pour tes chausses!!!!!

ne pas oublier pour couper dans le tissu final de le mettre dans le biais.
Ainsi il peu être possible de resserrer la cheville selon l’élasticité du biais du tissu.

Il est aussi possible de le faire directement dans le tissu en commençant par la jambe dans le biais puis dans les chutes les dessus de pied dans le biais et le semelle comme il est possible de les placer.



jeudi 11 juin 2015

Mensurations enfants

Lorsqu'avec les Arachfaï nous faisions des vêtements pour enfants, nous avons été confronté au problème des tailles. on nous demandais toujours "c'est pour quel age" et on répondais "essayez le". C'est le problème du sur mesure.

Jusqu'au jour où nous avons découvert ce tableau.

JE vous en fait profiter aujourd'hui car je suis retombé dessus :

l'ensemble des mesures pour l'habillement enfant selon les normes AFNOR
c'est à la fois interressant pour préparer les vêtements de la saison prochaine pour nos loupios san trop se tromper mais aussi pour savoir quelque taille acheter aujourd'hui sans trop se tromper .


Si vous utilisez ces mesures pour faire un vêtement n'oubliez pas que ce sont les mensurations théorique d'un enfant de tel age et donc il faut ajouter l'aisance, les marges de coutures etc

Normes AFNOR PDF mensurations enfant

mardi 27 janvier 2015

La Chemise (anciennement appellée Chainse par erreur) moyen-age classique et bas moyen-age

janvier 2015
Ceci est une archive de mon ancien blog, c'est un basique qui reste toujours d'actualité même si aujourd'hui nous avons de nouveaux patrons de pièces particulières vous pouvez donc partir dessus en restant dans l'idée que c'est un basique général à adapter à chaque situation


 *édit du 07/2012

  Rappelons ici que cette base est pratique du XIem au XVe siècle mais qu'une démarche de recherche est nécessaire afin de personnaliser la chemise selon l'époque. Elle peu aussi servir de base pour le vêtement supérieur mais toujours bien faire la part des choses. En fin d'article je vous redonnerais une généralité pour ceux qui ne souhaitent pas chercher mais ne pas faire de trop grosses erreurs.
 
En cours... Voici la base, les images et les variantes viendront plus tard.
La chemise chainse est le vêtement de dessous par excellence. Portée tant par les femmes que par les hommes.
La chemise chainse féminine est longue, pour la période 1180-1220, elle se porte au mollet (très pratique) ou à la cheville. Au XVem siècle on peu la faire remonter jusqu'aux genoux. 
La chemise chainse masculine est plus courte (cela dépend de la richesse du porteur, jusqu'au pieds pour les très riches par exemples, mais pas au-dessus de mi-cuisse) et fendue devant et derrière. La longueur dépend toujours de l'époque choisie. Attention pour la fente, je ne suis plus si sûre de moi c'est au choix et à l'interprétation du porteur : on peu voir un vêtement fendu au dessus et une chemise courte ou une chemise fendue. Les preuves archéologique que je connais ne présente à ce jour que des chemises non fendues.
 
Pour cette période on voit sur la cathédrale de Chartres (images qu'a reprises Viollet-le-Duc) des manches plissées... pour cela, il suffit de faire des manches trop longues ajustées au poignet et de les remonter. Il existe deux types de manches plissées sur la cathédrale de Chartres et autres statuaires. La version "trop longue remontée" dont on as d'autres sources représentant des personnes en train de se déshabiller présentant ces manches descendant jusqu'au sol. L'autre version serais un plissé cousu de type "boutis" mais aucune pièce archéologique ne viens l’étayer.
Sur le patron qui suit, la partie "d" n'est pas obligatoire, elle peut servir à faire la parmenture du col et pour les hommes le tissus doit être coupé comme si on allait mettre la partie D mais être seulement ourlée.
  Personnellement si je dois rajouter un triangle à l'avant et à l'arrière toujours selon l'époque, je le coupe à part car la partie D est trop courte et peu ample à mon avis. Je m'en sers donc pour rajouter des carrés sous les bras.
Pour dessiner votre patron la largeur de A est la partie la plus charnue de votre buste : seins pour les femmes, poitrine pour les hommes, poumons bien gonflés divisée par 2 + minimum 4cm pour l'aisance et la couture. Pour les hommes les triangles vont arriver sous les bras, c'est parfait et cela absorbe le ventre à bière ;) . Pour les femmes méfiez vous et vérifiez bien que les triangles vont arriver sous les bras ou peu en dessous.
 Il est normal que la couture ne soit pas sur l'épaule comme les vêtements modernes mais tombante! ne vous en inquiétez donc pas.Pour les dame à forte poitrine, je conseille le deuxième patron pour que les coutures ne tombent pas trop bas. auquel cas A est le tour au dessus de la poitrine divisé par 2 + 4 cm et le petit coté de C est la différence avec la poitrine /4 + 4cm.
 
base (peut aussi servir pour les bliauts , chainses et cottes simples)
un peu plus large
 
 
 
 
 

autre coupe pour le même style.(http://www.forest.gen.nz/Medieval/articles/Tunics/TUNICS.HTML)
Ces modèles de découpes sont donnés pour un tissus de 1m45, 1m50 de large.
 
  Évidement il faut réfléchir avant de la couper dans un lé plus petit ou si vous n'avez pas des dimensions standard. C'est au final un jeu de Tan-gram.
 
Parlons donc un peu époque. Au niveau du col la chemise ne doit jamais dépasser sauf accidentellement... comme une bretelle de soutien-gorge dans les années 1980! Donc le col doit être ourlé de façon à ce que en le mettant en début de journée il ne dépasse pas de la cotte/bliaut.
Au niveau de la hauteur des godets (triangles de cotés) pour la chemise ce n'est pas important mais la chemise peu vous servir de test pour le vêtement du dessus donc vous pouvez faire comme ceci :
On vas dire en gros : XIe je ne sais pas, XIIe taille ou hanche, là où votre corps dépasse la taille de poitrine, et pour les bien faites taille c'est pas mal. XIIIe minimum sous le bras, voir même épaule c'est mieux, c'est très ample. XIVem et XV comme au XIIe pour la chemise. Et là attention avertis ce n'est qu'une généralité! on s’arrête là et on regarde bien les cols pour faire la différence, ou pour la cotte (la chemise on la laisse tel quel) on ajuste (moulant!!) et on met boutons pour le XIVe et laçage devant ou au coté pour XVe pour le XVem femme on peu aussi mais sans obligation faire des manches courtes qui laisseront dépasser la chemise mais pas au XIVe.
Voilà vous êtes parés pour ne pas faire trop de bêtises mais je le répète ce sont de grosses généralités à affiner selon l'époque choisie!
 
 

vendredi 23 janvier 2015

Jupon fin XIXe

Un jupon fin XIXe qui ira de la taille la plus fine à un tour de taille de 100.

Matériel : 2m à 2m50 de cotonnade ou lin pour un jupon sans ou avec froufrou. à remplacer par n'importe quel tissu ayant de la tenue pour une jupe de tous les jours (pour qui ose la porter)
1,20m de ruban extra fort ou de ruban sergé.

Ce tutoriel de jupon n'est pas une reconstruction exacte d'un jupon d'époque mais le résultat de la compilation d'un ensemble de sources.

C'est un jupon plat sur l'avant et plissé à l'arrière. Plus votre taille sera fine, plus l'arrière sera gonflé.
Il est légèrement plus long à l'arrière. pour une fille avec des formes (comme moi) il semblera à peine plus long et sera parfait pour un petit faux cul. Pour quelqu'un de plus plat, il fera une légère traine mais sera parfait sur une petite tournure.

Je vous donne la base d'un jupon de 80cm de long (sans ourlet) à l'avant et 87 cm à l'arrière. Pour moi cela correspond à au dessus de la cheville. Il faudra rajouter des volants pour s'adapter à la longueur voulue et à l'époque choisie.

Pourquoi cette longueur précise?

Au départ j'étais partie sur un jupon de 97cm ce qui correspondais au raz du sol mais en y regardant bien, la plupart des jupons ont des volants. donc je pouvais raccourcir un peu la longueur. Et pour quoi cette longueur précise, simplement car les lé de tissu anciens tournaient plus autour des 90cm (1yard) comme certaines soies aujourd'hui, ou des lés de 110 que nos 150 actuels. ainsi la longueur rentre précisément dans un lé de 90 même si là je l'ai dessiné sur un lé de 150.

il faudra 1,90cm en 1,50 de tissus pour la base du jupon et un peu plus pour les volants à calculer selon vos restes, la longueur du volant souhaitée, son fronçage...

Voici les pièces :
Ligne en pointillé rose : pliure dans la longueur du tissus
lignes bleues : découpes

Ma façon de couper (et de dessiner le patron) :
Je coupe d'abord mes deux panneaux (en déchirant le tissus) un de 83cm le deuxième de 90cm
ensuite je les plie et coupe les diagonales qui partent de 15cm du bord. J'obtiens deux trapèze isocèles et 4 trapèzes rectangles que je laisse plié (ou superposés).
Je dessine une des tailles : sur la pliure coté petite base je trace 3cm et je rejoint le coin de la petite base en léger arrondi. je le coupe et me sers de la chute comme patron pour coupe les 3 autres.
Je trace et coupe l'arrondi du bas de la jupe.
sur le panneau de 83cm plié, je trace sur l’hypoténuse à 80cm, je fait mon arrondi et coupe.
sur le panneau de 83cm des mes deux triangles rectangles superposés, je trace sur hypoténuse 82cm, je fait mon arrondi et je coupe.
sur le panneau de 90 cm plié, je trace 87cm sur l’hypoténuse, fait l'arrondi et coupe.
sur le panneau de 90 composé de deux triangles rectangles superposés je trace à 87 sur l’hypoténuse et à 82 sur le coté droit, trace l'arrondi et coupe.
Sur la chute de ce dernier panneau, je coupe un rectangle de 5cm sur la longueur. cela formera ma ceinture.


Pour la couture, il faut faire correspondre les panneaux hypoténuse contre coté droit sauf pour l'arrière.si les coupes ont été faites correctement, les longueurs s'ajustent parfaitement. si vous avez une erreur de 2cm, vous vous êtes trompé de sens.
épinglez ou bâtissez avant de coudre pour être sûre.

optionnel : réalisez deux plis ou pinces sur le panneau avant.

cousez les deux rectangle de ceinture ensemble pour avoir une ceinture longue. fixez la sur la jupe en laissant le panneau avant droit et en plissant ou en fronçant la partie arrière pour l'ajuster à la longueur de la ceinture.
Fixez la ceinture en faisant une coulisse en laissant une ouverture sur l'arrière du jupon pour le passage d'un ruban.
Glissez un ruban d'extra fort dans la coulisse et étirez bien pour qu'il n'y ai pas de plis.
Centrez le correctement.
Faites une couture pour fixer le ruban au niveau des coutures du panneau avant.
Maintenant lorsque vous serrerez le ruban pour fermer le jupon des plis supplémentaires se formeront à l'arrière en laissant l'avant plat.

Option historique : laisser ouvert sur 10 à 15cm une des couture du panneau avant et y mettre un crochet pour fermer le jupon : ainsi vous fermez le ruban une fois pour les plis et utilisez le crochet pour ouvrir ou fermer le jupon. Cela permet de s'adapter à des mouvement de poids ou au port d'un corset vs pas de corset.


A moi de jouer pour vous montrer ce que j'en aurai fait
Et à vous de jouer aussi!
à vos ciseaux et aiguilles.


(des sources par ici : http://www.metmuseum.org/collection/the-collection-online/search?&ft=petticoat&when=A.D.+1800-1900&pg=1)

lundi 27 octobre 2014

Cotte XIIIe nourice - servante - Tome 1 : le résultat final

Oui bon c'est vrai pour une fois je vais faire dans l'ordre inverse :

D'abord les photos, puis la réalisation pour vous tenir en haleine et pour finir, le patron.

Ci dessous vous retrouverez des photos de Tina Anderlini prises pendant le tournage du reportage sur St Louis (photos en intérieur), ainsi que les photos de Chloé Steiner prises pendant un Off à Marle avec les Guerriers du Moyen Age (photos en extérieur). Merci de ne pas utiliser ces photos qui sont sous droit d'auteur sans en demander la permission aux auteures et/ou à moi même.


Cette robe est une robe de servante/nourrice.

Les choix que j'ai fait:
_Une couleur pas trop saturée
_Une longueur correspondant aux enluminures et à la statuaire avec soit du tissu au sol, soit un blousage à la taille
_Le trait blanc sous (et j'insiste sur le sous et non devant) le bras que l'on voit sur les enluminures
_La possibilité d'allaiter
_La possibilité de retirer les manches pour faire des taches salissantes
_Un poignet relativement bien ajusté
_Un col trés fermé sur le cou toujours en adéquation avec la statuaire et les enluminures.
_Seule improvisation, un bouton pour une fermeture sur l’épaule car je voulais présenter autre chose que l'amigaut central et que je n'avais pas de fermail. Cette interprétation est rare mais pas infondée.


Ici Vous pouvez bien voir la longueur, la cotte fait près d'1m80 de long et je mesure 1m75
Pour le service à la table du roi : faire des pas glissés et il n'y a pas de soucis pour avancer
Dans l'herbe bien humide et froide, blousage à la taille (ne pas oublier de blouser à l'arrière aussi!
Et lorsqu'on a pas un pot à la main, ben il suffit de remonter légèrement pour avoir un pas plus rapide.


Coté ampleur, la robe n'est pas super ample mais cela suffit.  Avec un bon patronage en trapèze J'ai les jolis plis des sculptures et enluminures sans en faire trop non plus. (pour du plus riche il faudrait plus d'ampleur, plus de plis et un tissu encore plus fin). Regardez en particulier la photo au milieu, je sais qu'avec le pot on devine plus qu'on ne vois mais ça donne une bonne idée. Voyez aussi le col ajusté.


Passons maintenant à l'allaitement... Euh ouais non là pas de photo et de toute façon on ne vois rien. En gros ma chemise est fendue devant jusque sous la poitrine me permttant de dégager facilement un sein et l'ouverture sous le bras est en fait l'endroit du gousset où je n'ai pas mis de gousset. L'ouverture est sur mesure et le plus serré que je puisse faire pour sortir le sein sans toutefois être trop grand.
J'ai toujours été persuadée que l'ouverture devais se faire sous le bras (simplement ne pas coudre le dessous de la manche) plutôt que de ne pas attacher la manche. C'est une hypothèse que j'avais lancé dans les début de la recherche sur ces robes là mais qui n'avais jamais à ma connaissance été réalisée (sauf une fois mais où on a pas vu le résultat sur la personne donc pas valable). J'ai donc mis en oeuvre cette hypothèse afin de l'infirmer ou de la confirmer. Et je trouve que c'est confirmé!
Voyez donc le trait de chemise discret que l'on aperçoit (ou pas)


Allez je lève un peu les bras histoire qu'on vois jusqu'où ça descend... Donc si vous m'avez suivi, il y a la même longueur décousue sous le bras.



Enfin le côté manche dépassées qui n'est qu'un plus de cette robe. Le passage du bras n'est pas des plus simples non plus mais assez rapide tout de même.
D'abord il faut faire blouser la robe pour avoir un peu d'espace, ensuite il faut retirer la main de la manche ajustée (c'est la partie la plus complexe), plier le bras et le sortir.
Je n'ai pas de photo des manches non nouées.
Nouées voilà ce que celà donne, je vous en laisse juge.
A savoir qu'un autre avantage auquel on ne pouvais pas penser avant de l'avoir réalisé : enlever les manches fait remonter la robe! de 5 à 10cm seulement mais du coup le blousage est moins important et moins encombrant! encore plus pratique pour travailler!



Enfin un petit détail sur le bouton et la coiffe pas encore ajustée.


Et je fini avec une des premières photos que je trouve si belle (de la robe... moi mouais j'aime pas mon profil :D) !!! Merci Tina.
 

Vous aurez pu voir sur les photos les coiffes réalisé à l'aides des méthodes que j'ai décrites dans moyen age.
Une subtilité, sur les photos du tournage la coiffe est réalisée avec mon étole qui sert à tout (touaille) un grand rectangle, pliée en 2 ou 3 je ne sais plus pour avoir une taille raisonnable, maintenue par un cordon aux doigts. Le fait d'avoir ces plis donnent une épaisseur à la coiffe que je n'aurais pas eu avec mes simples cheveux. 

Nota : les photos de Tina ont été retaillées par moi-même avec son accord